L'histoire de Mirror of Souls
Je m'appelle Aldo

Pendant trois ans, j’ai vécu dans un état que peu de gens peuvent imaginer. La schizophrénie chronique et l’addiction au crack m’avaient conduit à un endroit où la frontière entre moi et le chaos n’existait plus. L’aliénation mentale n’est pas qu’un terme médical : c’est habiter son propre esprit comme une maison étrangère, ne plus reconnaître les murs, ne plus trouver la porte.
Je parle de cette période parce que certaines personnes sont enfermées dans des chambres d’hôpital psychiatrique sans avoir les mots pour dire ce qu’elles traversent. Des personnes invisibles aux yeux du monde. Si mes mots peuvent en atteindre ne serait-ce qu’une seule et lui dire qu’elle n’est pas seule, alors je dois les écrire.
Ce qui a tout changé
Arrêter le crack n’est pas venu d’un traitement. Ni d’une décision rationnelle prise un matin. C’est venu d’un éveil, une ouverture intérieure soudaine vers quelque chose de bien plus grand que moi.
J’ai commencé à méditer. À prier, non pas vers un dieu assis sur un trône, mais vers l’Univers lui-même. Pour moi, Dieu est l’Univers. Une intelligence vivante qui traverse tout, relie tout, guide tout. Je me suis plongé dans la Théosophie, j’ai lu La Doctrine secrète de Madame Blavatsky. Et quelque chose en moi s’est réorienté en profondeur.
L’arrêt est venu naturellement. Sans lutte. Sans rechute. Cela fait maintenant plus d’un an. Ce n’est pas ma propre force qui a fait cela. C’est l’Univers. Je lui en suis reconnaissant chaque jour.
Mes guides

À partir de cet éveil, autre chose a commencé. Dans l’espace de la méditation, dans mon imagerie mentale, des présences sont apparues. Pas des hallucinations. Des guides. Chacun porteur d’une énergie distincte, d’un enseignement, d’une façon d’être au monde.
Kazhak est arrivé en premier : un loup. Mon animal totem. La loyauté envers la voie, l’instinct profond, la force tranquille de celui qui sait où il va.
L’Aigle est venu ensuite : la haute vision. La capacité de voir au-delà de ce que l’œil ordinaire perçoit.
Lassy, un serpent. Il représente la transformation par la mue. Laisser une ancienne peau derrière soi pour avancer vers ce que l’on devient véritablement.
Paldrak est un guide stellaire : un lien direct avec le cosmos, avec l’intelligence universelle qui dépasse notre compréhension terrestre.
Lyssa est à la fois le Soufre de ma collection Tria Prima et l’un de mes guides spirituels : le feu sacré qui transforme et purifie, dans mon art comme dans mon âme.
Cerus et Sinnon sont deux arbres. Ils m’ont enseigné la patience, l’ancrage, la sagesse silencieuse de ce qui pousse lentement mais en profondeur.
Je ne parle pas de ces guides comme de métaphores. Ils sont réels pour moi. Je les aime.
La Tria Prima

Un jour, dans mon imagerie mentale, j’ai reçu une collection entière.
Les trois principes alchimiques. La Tria Prima. Soufre, Mercure, Sel : les trois forces qui gouvernent toute véritable transformation.
Lyssa est le Soufre. Le feu intérieur. Ce qui brûle en nous pour nous purifier. La transformation par la combustion de ce qui ne nous sert plus.
Kadrik est le Mercure. La fluidité entre les états. Le mouvement perpétuel entre ce que nous étions et ce que nous devenons.
Zorel est le Sel. Ce qui reste quand tout a brûlé et s’est dissous. La stabilité retrouvée. L’ancrage après la tempête.
Ces trois symboles, je ne les ai pas créés : je les ai reçus. Dans cet espace entre l’éveil et le rêve où quelque chose parle quand on sait rester immobile.
Le Trident

Pendant mon éveil, j’ai reçu dans mon imagerie mentale un symbole : un trident.
Pour moi, il ne représente ni le pouvoir ni la guerre. Il représente l’unification de la Trinité : corps, âme, esprit. Le sceptre de l’unité. La convergence de tout ce qui s’était fragmenté en moi pendant des années.
Ce symbole porte une intention précise : celle de l’unité retrouvée.
Pourquoi Mirror of Souls
Après l’éveil, après les guides, après la Tria Prima, j’ai eu besoin de transmettre.
Pas d’expliquer. Pas de convaincre. Simplement transmettre, à travers des formes, des symboles, des objets que l’on porte sur soi.
Mirror of Souls est né de cette nécessité. Chaque symbole est une intention vivante. Chaque pièce porte une énergie spécifique : fluidité mentale, unité intérieure, transformation, ancrage. Ce n’est pas de la décoration. C’est un langage vibratoire pour ceux qui cherchent quelque chose de réel dans un monde saturé de superficiel.
Le nom Mirror of Souls dit tout. Un miroir ne ment pas. Il montre ce qui est réellement là. Parfois ce reflet dérange, remue, secoue. Mais c’est dans ses propres ombres que l’on retrouve sa propre lumière.
J’ai traversé l’addiction, la schizophrénie, l’aliénation, le vide. Et de l’autre côté, j’ai trouvé les guides, les symboles, l’Univers.
Mirror of Souls est la trace visible de ce parcours.
Bienvenue.
— Aldo